(⚠ je ne suis pas médecin, ni spécialiste d’un quelconque domaine de santé. ces écrits se basent sur mon expérience et mon unique point de vue ⚠)
Cette année 2023 a été très éprouvante pour moi sur le plan émotionnel, personnel et professionnel. Bien qu’ayant démarré l’année sur les chapeaux de roues, le deuxième trimestre ainsi que le reste de l’année va s’avérer être extrêmement difficile. J’ai essuyé de nombreux échecs, et même avec du recul, je n’ai pas l’impression d’avoir réussi quoi que ce soit cette année. Et alors qu’elle touche à sa fin et avec la hâte qu’elle se termine, je me suis dit pourquoi pas ne pas vous proposer un article sur ce sujet que malheureusement, je connais que trop bien.
Après quatre années passées ici [ndlr : wordpress], je trouve bizarre le fait de ne pas avoir encore posté d’article à ce sujet. Mais mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ? Je tiens à vous avertir, que je ne suis pas du genre à caresser dans le sens du poil. Certes, j’écris à ce propos dans le but d’exorciser mes propres démons, mais j’espère ceci dit vous aider à vous aider. Ce n’est pas chose facile de constater qu’on ne réussit pas grand-chose dans sa vie et je sais ne pas être seule sur terre à ressentir cela. Rentrons dans le vif du sujet, vous voulez bien ?



LA ROMANTISATION (MALSAINE ?) DE L’ECHEC
Je pars du principe que si l’envie nous vient de romantiser une situation, une action ou une personne à part entière, c’est que cela ne peut vouloir dire que deux choses : 1. Nous manquons cruellement de romantisme dans notre vie & 2. Ce que nous cherchons à tout prix à rendre plus digeste et agréable à regarder en face, n’est tout simplement pas à la hauteur de nos espérances. Ce qui a pour conséquence de la rend laide à nos yeux.
L’échec n’est pas une fatalité, donc échouer ne devrait pas être une insulte. Et bien que ça n’en soit pas une [insulte], de mon point de vue, échouer n’est pas pour autant quelque chose de positif. C’est ce qu’on en fait qui peut le devenir. Mais même à ce niveau, le débat reste ouvert.
L’échec, c’est la désillusion et l’une des expériences les plus déplaisantes de la vie. Dans une certaine mesure et dépendamment du nombre d’objectifs que nous nous fixons dans la semaine, nous sommes tous voués à échouer un certain nombre de fois et de façon plus ou moins dramatique. Bien sûr, il y a ceux qui échouent plus souvent que d’autres, ceux qui n’échouent pratiquement jamais et ceux qui n’essaient pas et qui sont tout de même déçus. Et dans ces lots divers et variés, l’échec est inévitable, car présent à chaque carrefour. Certains arriveront à l’éviter, d’autres pas et c’est la dure réalité de la vie. Seulement, nous avons tous des rêves auxquels nous avons dû renoncer, des actes manqués, des amours inachevés et des objectifs irréalisables. Et sur ce point, nous sommes tous égaux.
D’une part, je trouve qu’il est préférable de ne pas pouvoir réaliser tous ses rêves, car Dieu seul sait face à quel carnage nous aurions dû nous accoutumer ici-bas. Mais d’un autre côté, je pense que ce choix aurait dû nous revenir de droit. Oui je sais ! C’est prétentieux et très certainement proche du complexe de Dieu, que de penser comme cela, mais je le pense. Car c’est vexant et on peut souvent se sentir dégradé un bout de temps lorsqu’on rencontre un nouvel échec.
De toute évidence, je hais par-dessus tout échouer. Honnêtement, j’aurais préféré tout réussir du premier coup. J’ai conscience qu’échouer aujourd’hui, ne signifie pas échouer aussi demain, mais un échec reste un échec qu’importe le jour de la semaine. Et bien que s’en accommoder devient facile avec l’âge, je pense également que cela devient difficile. Je m’explique. D’un côté, l’expérience, la maturité et l’affirmation de soi fait qu’échouer devient quelque chose de plus abstrait et formateur. Mais d’un autre côté, l’expérience, la maturité et l’affirmation de soi, fait d’échouer un événement qui dans la logique devrait être moins récurrent, car justement, nous y sommes mieux préparés. Grâce au temps, nous avons l’opportunité d’apprendre à mieux nous connaître et à nous comprendre. Alors pourquoi l’échec est-il toujours présent et souvent pénible à assimiler une fois passé 30 ans, 40 ans et 60 ans ? La seule raison logique et acceptable selon moi est que la perfection ne fait pas partie de ce monde et que la vie est bien trop imprévisible pour nous assurer des obstacles simples à surmonter dès la première tentative.

L’échec ne rend pas (tout le monde) plus fort. Ou plutôt, tout le monde n’essaie pas de se convaincre que les échecs rendent plus fort. Oh ! Qu’à cela ne tienne, ne voyez pas dans mon discours des excuses pour ne pas se donner les moyens d’atteindre ses objectifs, bien au contraire. J’aime la vérité et je n’aime pas me fourvoyer. Donc, quitte à partir à l’aventure, je préfère autant savoir de quel bois je suis faite afin de mieux appréhender les obstacles qui se dresseront devant moi. De plus, tous les chemins mènent à Rome, n’est-ce pas ? De ce fait, je peux avoir une opinion totalement différente de la vôtre sur l’échec en lui-même et tout connaître de nombreux succès.
Qu’importe ! Revenons à nos moutons… Porter une armure ne signifie pas qu’on est plus robuste. Cela traduit plutôt une défaillance de notre forme psychique, ce qui a pour résultat de nous pousser à éviter un contact frontal face l’adversité. Et il n’y a rien de mal à tenter de se rendre plus fort, quel que soit l’artefact. La vie est déjà bien trop difficile pour que je me permette de critiquer négativement, les personnes qui tentent tant bien que mal de s’en sortir par leurs propres moyens. Mais j’admets ne pas trop apprécier entendre de niaises déclarations « d’amour » à l’échec. Si vous le pensez sincèrement, grand bien vous fasse. Et je suis foncièrement heureuse que vous ayez réussi à trouver le discours qui vous fasse chausser vos crampons afin d’aller sur le terrain défier l’adversité et ce qu’importe les intempéries. Cela dit, je ne mange pas de ce pain-là. Et je ne pense pas être la seule. Cet article est donc pour ceux qui pensent comme moi.
L’échec me fait douter, l’échec me fait perdre mes moyens, l’échec me fait échouer davantage et surtout l’échec me fait me sentir comme une moins-que-rien. Seul un esprit obstiné, avare et orgueilleux peut surmonter un nombre d’échec insurmontable pour la plupart des gens. Et ce n’est ni bien, ni mal. Mais il est bon de savoir qu’échouer (trop souvent) change de façon considérable notre être profond. Arrivé à un certain stade, lorsque trop d’échec se succède, nous nous retrouvons inévitablement face à un questionnement déstabilisant et effrayant ?
« QUI DOIS-JE DEVENIR POUR CESSER D’ÉCHOUER ? »
Prendre la porte du « succès », n’est pas sans conséquence pour les gens habitués à l’échec. Lorsque frappe l’affligeant constat de notre carence dans une aptitude pourtant nécessaire (et j’irais jusqu’à dire vitale) pour notre bonne intégration dans la société, une réalisation léthifère nous plonge dans un désarroi plus ou moins profond dépendant de notre personnalité et de nos qualités respectives :
« Il faut que je me tue ! ».
Bien sûr pas au sens propre du terme. Mais si nous partons du principe que faire la même chose encore et encore, entraînent les mêmes résultats ; Nous devons nous faire à l’idée, que pour avoir des résultats différents, nous ne devons pas uniquement changer nos actions et nos réactions, nous devons aussi et avant tout nous métamorphoser… pour le meilleur et pour le pire. Cela va de soi, tout est subjectif, mais si du jour au lendemain vos amis, votre famille et vos collègues de travail constate un changement en vous-même, leurs réactions peuvent ne pas être celles escomptées.
La notion d’échec est inévitablement liée à celle de volonté. Et je suis d’accord avec cela à cinquante pourcent. Oui, bien que cela puisse ne pas du tout se voir de l’extérieur, je suis de ceux qui croient fermement que quand on veut, on peut ! Je suis convaincu de cela et personne ne pourra me convaincre du contraire. Néanmoins, il est primordial pour moi d’apporter une nuance à cela. Comme je vous l’ai écrit précédemment (thank you Eisenstein), pour espérer des résultats différents, il faut bien entendu mettre en place des actions différentes. Mais pour faire des choses différentes, il faut soi-même devenir quelqu’un d’autre. Il faut donc le vouloir, le pouvoir et réussir dans cette fonction. Or, si cela était aussi aisé, il n’aurait pas été nécessaire pour moi d’écrire cet article. Et à ça, ma théorie est que ce sont les autres qui bloquent notre évolution. Ou plutôt, nous nous soumettons au jugement des autres de manière à la fois consciente et inconsciente, dans le bon comme dans le mauvais. Rien d’extraordinaire, nous le faisons tous à des degrés et des fréquences différentes. Cela dit, c’est un véritable frein au quotidien.

Imaginez si pour chaque action difficile, qui vous fait sortir de votre zone de confort, vous deviez faire appel à un alter ego, ou l’entièreté d’un seul et unique trait de caractère que vous possédez et qui peut (éventuellement) vous mener à la réussite. Premièrement, ce serait extrêmement compliqué à faire et à maintenir sur la durée et deuzio, les autres vous en empêcheraient. Pas nécessairement de façon flagrante, avec des réprimandes et des mises en garde frontales, mais vous comprendriez aisément à leurs réactions qu’ils se sentent mal à l’aise. Décontenancé par cette nouvelle personnalité et/ou voire perdu et déçu de vous. « Mais qui êtes-vous ? Et qu’avez-vous fait de x ? ». C’est une phrase que vous avez sûrement déjà entendue dans des films et à la télé, peut-être même qu’une tierce personne vous l’a déjà dit. Et grâce à cette seule et unique phrase, un son de cloche peut retentir en vous et vous faire douter de votre prise de risque ou vous ramener sur une voie qui vous est plus familière alors que vous étiez décidé à changer. Cependant, je préfère vous rassurer maintenant ! De mon point de vue, ce retour en arrière ne veut pas obligatoirement dire que vous manquez cruellement de volonté et que vous ne réussirez jamais dans la vie. Je vois cela plutôt comme une fidélité exacerbée à vous-même et une peur légitime de ne plus satisfaire nos relations déjà existences. Sincèrement, il est tout à fait naturel et bienveillant de se demander de quelle façon la qualité de nos amitiés et de nos interactions avec notre entourage, sera affectée. Tout particulièrement si nous sommes jusqu’ici plutôt satisfaits des personnes avec qui nous échangeons au quotidien. Et nous savons à quel point il n’est pas chose facile d’avoir des amitiés sincères, évolutives et gratifiantes.
Il y a des chances que si cette peur est là depuis très longtemps (trop longtemps ?), qu’elle soit le résultat d’un événement gênant plus ou moins récent, voire que quelqu’un que vous côtoyez au quotidien vous bloque nonobstant votre volonté. Et cela peut être quelque chose d’absolument anodin. Parfois, il suffit d’un grain de sable pour que la machine déraille. Certaines personnes réussissent à switcher d’une personnalité à l’autre dans le but d’accomplir une tâche spécifique et importante à leurs yeux. Bien sûr elles y arrivent, car elles en ont pris l’habitude, mais aussi parce qu’elles sont à l’aise avec l’exercice et que pour elles, c’est devenu chose simple. Or pour d’autres, cela peut s’avérer être beaucoup plus compliqué et ceci pour diverses raisons plus ou moins sérieuses. Pour ma part, je sais que les actions à mettre en place et l’état mental nécessaire pour que je parvienne à me mettre dans une condition de concentration générale, me demande des efforts considérables et un environnement stable et non-anxiogène. Et je dois avouer, que c’est un environnement parfois compliqué à créer.
Pour conclure

SOYEZ 100% VOUS-MÊMES
Cet article pourrait être dix fois plus long, mais je trouve qu’il l’est déjà bien assez. L’essentiel a été dit et le message est passé, je l’espère. L’important est de trouver la méthode qui vous convient le mieux. Qu’importe celle que vous choisissez, je vous conseille de rester fidèle à vous-même et de surtout ne pas avoir honte, d’avoir honte d’échouer. Même s’il nous est impossible de ne jamais tomber, il faut que nous soyons assez forts et persuasifs pour trouver les mots et les actions qui nous réconforterons dans nos moments les plus bas. La persévérance est un muscle qu’il faut sans cesse entretenir. Que vous pensiez ou non comme votre voisin, le but est d’atteindre vos propres objectifs sans culpabiliser de leurs extravagances ou de leurs modesties.

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