L’INTERVIEW
« Avec la standardisation, on a oublié de regarder le détail et de personnaliser… » greg charlong
Bonjour ! Présente toi en quelque mots.
Bonjour, je m’appelle Gregory Charlong, je suis coach de vie, enseignant en PNL et spécialiste en stratégie du comportement. Avant d’être tout ça, j’ai été commercial durant dix années à Bordeaux.
Pourquoi avoir changé de métier ?
J’ai eu une prise de conscience. Je voulais faire un métier en adéquation avec mes vraies valeurs, un métier qui me ressemble plus. À une certaine période de ma vie, mon cerveau surchauffait beaucoup. Je me suis donc dit, qu’il était temps que me pose, afin de décider sérieusement de ce que j’allais faire de ma vie.
Comment décrirais-tu ton métier ?
Être à la fois enseignant PNL, coach, formateur et manager, ça demande un réel savoir-faire. Mais également, beaucoup de travail sur son savoir-être. En tant que coach, je suis responsable du processus, et non du résultat. Et pour veiller à ce que la personne coachée ne perde pas son objectif de vu, je fais office de copilote. À noter aussi, que je ne fais pas uniquement du coaching sur les émotions.
Quel est ton rapport à la légitimité concernant le métier de coach de vie ?
La nuance se trouve dans le fait d’aider et non de sauver. Je ne suis au-dessus de personne et je ne fais pas de promesse. Le triangle de Karpman explique bien le dynamisme du : Persécuteur-Sauveur-Victime. Si on est l’un des trois à un moment donné, on sera forcément l’un des deux autres à un autre moment, puis l’autre… J’évite de me mettre dans ce genre de situation. Un coach, avant de faire son métier, doit absolument avoir été formé. Me concernant, j’ai suivi une formation PNL de plus de 300h, sans compter les heures de pratique.
D’où te vient cette envie d’aider les autres ?
Très bonne question. [Rires] Elle vient de moi. Je me suis toujours senti différent et mes proches ont toujours eu une certaine aisance à venir se confier à moi. Il parait que je sais écouter. Pourtant, j’ai longtemps cru que je n’étais bon à rien.
Et pourquoi ne pas avoir choisi psy plutôt que coach ?
Quelque chose me disait que ce n’était pas ce que je voulais faire. De plus, à l’époque en plus des conditions un peu compliqués dans lesquels je me trouvais au moment de mon choix d’étude, avec du recul, je me rends compte que je n’étais pas prêt pour des études de psychologie. C’est une discipline, dans laquelle selon moi, il manque la dimension du ‘Comment ?‘ et du ‘Pourquoi ?‘. C’est beaucoup de connaissances et principalement que du ‘Quoi ?‘.
Que penses-tu du développement personnel ?
Je trouve que c’est une bonne chose. Par ailleurs, le coaching et la PNL, c’est du développement personnel. Mais ce n’est pas le [seul aspect du] développement personnel. Néanmoins, il faut savoir parfois être bien accompagné. Car à certain niveau, cela peut être dangereux de se retrouver seul avec sa conscience.
Tu penses qu’on a tous besoin d’un coach à un moment donné dans notre vie ?
Je reviens au fameux « Triangle de Karpman ». C’est à soi de dire si on a besoin d’un thérapeute. Mais est-ce utile d’en voir un ? Oui ! Pareil pour le fait d’aller voir un coach. Il faut voir la démarche de faire appel à un professionnel, comme un accélérateur de changement. Un thérapeute va nous aider à réparer ce qui est cassé ; Tandis qu’un coach, nous aide à avancer. Et il ne faut pas hésiter à se demander si le thérapeute ou le coach que l’on voit nous aide réellement. Car il faut savoir qu’un coaching n’est pas censé s’éterniser dans le temps.
« De plus en plus de personnes veulent savoir comment vivre leur vie autrement. »
T’es t-il déjà arrivé de dire non à un potentiel client ?
Oui, il m’est déjà arrivé de dire non.
Pourquoi ?
Il faut se connaître soi-même. Cela peut arriver que je n’ai pas assez de connaissance sur un sujet et de ce fait, refuser de l’aborder avec un client ; Ou tout simplement refusé ce client-là, spécifiquement. Parfois, un problème peut faire écho à des blessures non guérit du passé et cela peut s’avérer être très compliqué de correctement apporter mon aide. Dans d’autres cas, je peux juste ne pas être le professionnel dont il ou elle a besoin au moment T. Et je suis ok avec ça. Par conséquent, je le redirige vers un autre de mes pairs.
Comment arrives-tu à gérer tes émotions avec un métier comme le tiens ?
Elles sont faciles à gérer quand je les reconnais. C’est assez simple ! Pas facile, mais simple.
Quelle tranche d’âge ont les personnes qui viennent vers toi ?
Sur Bordeaux la moyenne d’âge était de 20/25 ans. J’ai un assez bon feeling avec les jeunes, je les admire. Ils sont tellement plus libres et ont une vision de la vie très différente de nous « les vieux » [Rires]. Et c’est justement aussi ce qui fait qu’ils souffrent plus. Ici, en Martinique pour le moment mes clients ont en moyenne la trentaine.
Comment se déroule une séance de coaching avec toi ?
Après qu’un client m’ait contact pour la première fois, on fait tous les deux connaissance. Je m’evertue à créer un lien avec lui/elle. Ensuite, une fois que je lui ai demandé clairement quel est le souci, je vais pleinement l’écouter. Mon but premier sera de comprendre au mieux en posant beaucoup de questions. Et pour finir, il établira un objectif, sur lequel on va se mettre d’accord et pour lequel nous allons choisir une fréquence de rencontre. Une fois que la première séance est faite, un bilan sera effectué à la fin de chacune des prochaines séances. Lors de mes consultations, j’utilise plusieurs outils comme l’hypnose, des cartes de forces, de la narration, la marche et également des protocoles dans lesquels je mets en action des jeux spatiaux. Je fais toujours en sorte que mes séances ne se ressemblent pas.
Et toi, comment te sens-tu as la fin d’une consultation ?
Heureux ! Et ce peut-importe l’issu.
Quels sont les aspects négatifs et positifs du métier selon toi ?
Je parlerais plutôt de vision négatives. Je trouve que le coaching, peut parfois être assez mal vu et cela est quelque peu déroutant. Quelquefois, certains coachs abordent ce métier comme s’il s’agissait d’un métier commercial. J’en ai déjà vu, se tirer dans les pattes et me concernant, je n’approuve pas ce type de comportement. D’un autre côté, paradoxalement, c’est un métier accessible à tout le monde et ça c’est super. De plus, j’applique à moi-même les méthodes que je pratique sur les autres et cela m’aide beaucoup.
À quoi reconnait-on un bon coach ? Et quelles qualités faut-il avoir pour pratiquer ce métier ?
Très bonne question ! Je l’attendais et pourtant je n’y suis pas préparé [Rires]. Je dirais qu’un bon coach, fait toujours en sorte de ne pas se mettre en position de sauveur. De plus, un bon coach n’a pas peur de se faire superviser. Il possède également un bon sens de l’écoute et il cherche constamment à apprendre [des autres]. Pour citer des qualités plus précises, je dirais qu’un coach se doit être compatissant et empathique.
As-tu déjà reçu des critiques de la part de clients ?
Oui, deux fois. La première fois, un client m’a fait le reproche de ne pas être assez autoritaire et catégorique. C’est un conseil que j’ai décidé de ne pas appliquer, d’ailleurs. Et d’autres clients, m’ont déjà fait comprendre que je pouvais augmenter mes prix. Mais je préfère que mes séances restent accessibles pour le moment.
« Tout commence par une étincelle ! »
Lorsqu’on est coach, est-il facile de se donner un prix ? (ndlr : le prix des séances)
De mon point de vue, c’est très difficile ! Mon formateur m’a dit une fois : » À combien évalues-tu ta valeur ? ». J’ai buggé ce jour-là [Rires]. Mais ça m’a pris du temps avant de finalement me décider sur un prix.
Que dirais-tu à une personne qui n’ose pas investir dans des séances de coaching et en elle-même ?
L’investissement dépend du résultat souhaité. Qu’es-tu prêt à investir ? Économiquement parlant et émotionnellement parlant aussi. Et que penses-tu que cela peut t’apporter ?
Comment sait-on quand on a besoin d’un coaching ?
Il faut savoir être honnête envers soi-même et se poser les bonnes questions. L’accompagnement, peut être vu comme un gain de temps. Il faut savoir se donner les moyens, pour voir les résultats que l’on souhaite obtenir.
Quelle(s) leçon(s) as-tu appris depuis que tu as commencé à pratiquer le coaching ?
Que je ne sais rien ! [Rires]. J’en ai réellement pris conscience avec ce métier. Je m’enrichis beaucoup grâce aux autres.
As-tu des références, des personnes que tu admires d’une façon ou d’une autre ?
Je ne sais pas trop comment répondre à cette question, car j’ai l’impression de n’admirer personne et tout le monde à la fois. [Rires]. Pour commencer, je suis heureux d’avoir choisi mon institut de formation et j’ai beaucoup de respect pour celui qui m’a formé. En ce qui concerne le développement personnel, j’ai quelques ouvrages qui m’ont « réveillé », dont : Les 4 accords toltèques de Miguel Ruiz et Le Manager Minute de Kenneth Blanchard & Spencer Johnson. Hormis ça, j’ai pas mal baigné dans la PNL. Mais je ne suis pas un fan, à proprement parler. Je suis plus du style à admirer les connaissances et les idées de quelqu’un, plutôt que cette personne en elle-même.
Que dirais-tu pour que quelqu’un te choisisse en tant que coach ?
Je n’essaierais pas de convaincre qui que ce soit. Je lui donnerai les raisons pour lesquelles consulter un coach peut être utile. Mais avant ça, je poserai beaucoup de questions, car je suis très curieux. Il suffit parfois d’une heure pour aider quelqu’un sur une thématique.
Quel est la chose la plus agréable à entendre de la part d’un client ?
J’aime quand mes clients me disent » Merci » ! Et aussi quand ils m’annoncent que leur objectif de départ a été atteint, voire dépassé.
GREGORY CHARLONG SITE
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