Depression : Je ne vais pas bien

Salut toi!

Le sujet du jour est on ne peut plus délicat que d’habitude. Mais je suppose que si tu as cliqué sur cette page, c’est que tu es à la recherche de réconfort ou de réponses. Si c’est ton cas, sache que j’en suis sincèrement désolé, car je sais bien ce que tu traverses. Je me présente, tu peux m’appeler Maiy ou Maiyghan et j’ai 24 ans. Je ne suis pas psychologue ou psychothérapeute et encore moins coach. Juste une jeune femme, dont tu t’apprêtes à lire un article assez intime et douloureux, mais nécessaire ; à la fois pour moi et pour toi. Du moins je l’espère.

Premièrement, si ça ne va vraiment pas, je t’invite à te tourner vers un personnel agréé et apte à pouvoir te fournir l’aide dont tu as besoin. Mais, si l’envie te prend de vouloir discuter avec moi pour une quelconque raison, te confier auprès de moi ou juste vider ton sac, je ferais de mon mieux pour t’aider et t’écouter. Quoi qu’il en soit, tu trouveras en bas de page de cet article, quelque uns des numéros, liens de sites et noms d’agences capables de te fournir une aide plus spécifique et professionnelle. 


Qu’est ce qui m’arrive ?

La dépression c’est comme une tache de vin, qu’on ne remarque qu’une fois qu’elle s’est emparée d’une surface assez significative de son être. La dépression ça démange, parfois un jour sur deux, parfois tous les jours de la semaine, ou une fois de temps en temps. Mais le fait est, qu’elle est là! Prête à se montrer, à se faire ressentir au moindre déséquilibre et changement émotionnel. Je ne sais pas comment elle se manifeste pour vous, mais me concernant elle ne me laisse pas beaucoup de champ libre. Je suis libre de mes actes et de mes mots, mais la plupart du temps, c’est elle qui me les dicte. Enfin… je crois. Il faut dire, qu’elle est tellement pernicieuse, que je ne remarque pas toujours quand c’est elle qui prend le contrôle. La dépression habite en moi, et j’aimerais bien la déloger. Car elle n’est pas une locataire très agréable. Et même si j’aime beaucoup le théâtre, je ne suis pas de ceux et celles qui arrivent à jouer un rôle dans ces moments-là. Aucune critique. Je n’arrive tout simplement pas à passer outre. C’est peut-être quelque chose qui s’apprend. De plus, malheureusement, mes émotions se lisent assez facilement sur mon visage. Et quand parfois j’essaie au mieux de les cacher derrière moi, c’est mon mental qui se voit puni d’une double peine. Car mine de rien, pleurer et exprimer ce que je ressens me soulage parfois. Mais j’ai tellement honte d’être dans des états pareils, que je me retrouve à essayer d’amputer toutes les émotions négatives du mieux que je peux. Et tout ceci devient, un cercle vicieux. Ces sentiments pas très gratifiants, j’aimerais le plus possible les réduire au silence.

Car parfois, vivre avec une telle tristesse ça fait fuir les autres. Vous vous isolé par choix ou par dépit, car vous savez ce que c’est, que d’être en compagnie des autres. Vous pouvez être vu comme quelqu’un de bizarre qui refuse tout simplement de faire des efforts ; parce que « La vie, elle est difficile pour tout le monde! » . Vous aussi vous l’avez souvent entendu celle-ci ? Mais bien sûr qu’elle l’est ! Le truc, c’est qu’on ne peut vivre que dans son propre corps. Et j’ai beau me rappeler qu’il y a des situations mille fois pire, ça ne me soulage qu’à demi. Me concernant, ça peut même empirer. « Mais comment font tous ces gens qui vivent des choses plus horribles que moi ?. Ce n’est pas juste. Eux aussi devrait aller mieux ». Personnellement, je pense que personne ne devrait être blâmer (et s’auto blamer) de ne pas avoir encore trouver comment correctement gérer sa propre douleur. Tant que cette personne ne fait de mal à personne. Car l’amertume et la peine sont des émotions qu’il faut apprendre à apprivoiser. Et ne surtout pas les garder, sous prétexte que d’autres arrivent à encaisser plus (que soi-même). Et ceci est valable pour tout le monde, peu importe le lieu de vie. Nulle ne sait quoi correctement dire et faire face à tous ces chamboulements émotionnels. Mais, comment au juste expliquer quelque chose qu’on n’arrive même pas à comprendre soi ? Faut-il réellement prendre du temps pour expliquer ce que l’on a ? Pas forcément. Tout dépend, c’est à vous de voir. Le plus important selon moi, c’est de savoir se gérer soi-même. Savoir ce que l’on veut pour soi. Et savoir se comporter avec soi, c’est savoir se comporter avec les autres. Avec de l’aide, de la patience et de la persévérance, le reste suivra.


Vous savez, ce que je voudrais que cet article provoque ? J’aimerais, que par le biais de cet article, apaiser la souffrance de celui/celle qui le lit. « Ne te suicide pas! » (si jamais tu y as déjà songé). Quand je l’écris, je le pense. Je sais ce que c’est que d’être à bout. Bien sûr, nous avons tous eu des parcours différents. Mais ces différents parcours, peuvent tristement souvent nous mener à une même ligne d’arrivée… celle du départ. Partir loin ! Tellement loin, qu’on ne voit plus derrière. Je pense qu’on y a tous déjà pensé au moins une fois dans sa vie, dépression ou pas. Mais parfois certains, vont jusqu’à se poser la question fatidique. Et c’est effrayant de constater jusqu’où notre pensée peut nous emmener loin.

Des hauts et des bas dans la vie il y en a eu et il y en aura d’autres. J’ignore les choses que tu traverses et qui te rendent si déprimé, mais fais de toi ta priorité numéro une. Avec la dépression rien n’est facile. Parfois, se lever pour aller prendre sa douche, peut sembler être mission impossible. Alors on reste dans son lit et on attend, que ça passe. Parfois, ça prend du temps. Parfois ça ne veut pas passer. C’est comme si la dépression, était stationnée à un feu rouge, qui refuse de passer au vert. Et le plus sournois et compliqué dans tout ça, c’est qu’on est le/la seul(e) à pouvoir changer ce feu ; voire même, de virer la dépression du siège conducteur. On ne dirait pas toujours, mais c’est vrai.

L’environnement dans lequel on évolue est primordial pour avancer vers l’épanouissement désiré. Je sais que sur cet aspect-là, certains sont plus chanceux que d’autres. Mais cela n’empêche, qu’il faille aussi essayer et renverser du mieux possible la situation. Si vous vous retrouvez à jouer un rôle qui vous attriste en présence de votre entourage, c’est que vous n’êtes pas à la bonne place. Par contre, si vous jouez un rôle, mais qu’au fond de vous, vous savez pourquoi et que vous savez que simuler un certain équilibre est bénéfique pour vous, afin que dans l’instant T, tous ce que vous avez construit ne s’écroule pas tel un chateau de cartes, faites donc. On vit tous ces moments, ou parfois on a du mal à rentrer dans la danse en quelque sorte. Alors on se bouge. Ca c’est normal. Ce qui n’est pas normal, c’est de faire tout les jours semblant. Donc n’ayez pas peur de prendre la dépression par le col et de lui dire ses quatre vérités. Parce qu’en vrai, la dépression, c’est une grosse poule mouillée. Elle a peur de son hôte. C’est pour ça qu’elle prend autant de place. Elle est Insecure*. Elle sait que vous pouvez renverser la vapeur, mais comme tout émotion elle veut survivre. Alors elle se bat pour ça. Le petit couac c’est que sa survie peut entraîner ta déchéance. Alors tu fais comment ? C’est elle ou toi ? Je te le dis : choisi toi ! Toujours toi ! Pourquoi ? Eh bien parce que tu étais là avant ! Quoi comment ça, ça n’a pas de sens ? Bien sûr que si ! Quand tu te regardes dans un miroir, c’est toi que tu vois. Car tu as la dépression, mais tu n’es pas ta dépression. Je sais que c’est dur, très très très dur. Mais je veux que tu ailles mieux, car tout comme moi et des millions d’autres êtres vivants, tu mérites de vivre et d’avoir la meilleure vie possible.

Insecure* : Peu sûr. Qui manque de confiance (en soi)

© Canva
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« Un jour je me sens en forme mais le lendemain c’est la déprime… Les hauts et les bas se succèdent… J’ai l’impression d’être accroché à l’élastique de la vie»Charles Monroe Schulz

Je veux aller mieux

J’ai énormément de mal à déposer les mots justes, sur ce que je ressens exactement. Car dans le fond je sais, que les personnes dépressives, sont souvent considérées comme étant des personnes faibles. Je ne pense pas que ce soit le cas. Je ne sais pas si tu as déjà été dans ce cas-là mais, tu as dû surement te dire la phrase suivante « C’est les autres qui sont égoïstes à vouloir que je reste pour leur bonheur, alors que moi je souffre vraiment !  » . Et tu sais quoi ? Je suis entièrement d’accord sur ce point-là. C’est donc pourquoi, il faut renverser la tendance, et faire en sorte que tu deviennes la personne qui ait envie que tu restes vivant. Selon moi, avoir une dépression n’a rien à voir avec un manque d’amour propre. Car la dépression est une misanthrope philanthropique. Ce que je veux dire par là, c’est qu’elle aime donner à tout le monde le luxe de s’auto-détruire. Indépendamment de ta personnalité, elle apparaît au travers de caractéristiques bien précis. Mais quand en plus vient s’ajouter ta personnalité, tout peut changer.

Je ne pense pas qu’il existe de technique unique pour gérer la dépression. Mais plutôt des milliers de techniques, pour des milliers de cas. Tout dépend du caractère et de l’environnement. Mais ce qui est important selon moi, c’est de ne pas avoir honte. Et que si jamais la honte pointe le but de son nez, la traiter avec un certain recul et avec l’aide et les outils nécessaires. Parce que si tu n’es malheureusement pas suivi par un bon professionnel qui te convient, c’est peut-être doublement compliqué car tu te sens probablement incompris(e) et seul(e). C’est un sentiment très désagréable [la honte]. Mais qui avec un peu d’entrainement, peut se métamorphoser en ton avantage. Et c’est l’objectif ! Je ne sais pas si cela peut aider qui que ce soit mais, je vais le dire quand même. Sachez que quand vous sentez que vous êtes au bout du bout, dite-vous « Qu’au moins, Maiyghan (c’est moi) à une pensée pour moi. » Car c’est 100% vrai. Non je ne connais pas votre nom. Non, on ne sait jamais vu, ni parlé. Mais dans un coin de ma tête je sais que quelqu’un, quelque part souffre. Et si ce quelqu’un c’est toi. J’ai une pensée pour toi. Et je veux que tu te bates pour toi-même ! Même si je sais que ce n’est pas suffisant.


Besoin d’aide ?

SOS Amitié
Numéro : 09 72 39 40 50

SOS Kriz Martinique
Numéro : 0596 42 00 00

Comment parler du suicide ?
Numéro : 277-3553

La dépression.org
Fil Santé Jeunes (numéro) : 0800 235 236

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