Leçons de la philosophie : « L’inconscient » [01]

MON AVIS sur L’inconscient

L’inconscient est pour moi l’un des sujets les plus énigmatiques et sinueux de la philosophie. Conscient qu’il existe, mais inconscient de ce qu’il renferme réellement, l’inconscientest propre à tout être humain vivant. Me concernant, ce sujet soulève de nombreux questionnements en moi. Les travaux et recherches des philosophes, sociologues psychologues me permettent d’approfondir avec enthousiasme et curiosité mes connaissances et m’aident également à aiguiser ma réflexion.

Rentrons dans le vif du sujet. Selon Freud, notre esprit et nos choix de vie sont régis à 90% par notre inconscient. C’est une analyse très intéressante, mais qui selon moi est assez discutable. Car cela voudrait dire qu’antérieurement à la prise d’une décision consciente, cette décision était déjà inscrite en nous-mêmes. Autrement dit, on a une opinion avant même d’avoir assez d’informations pour objectivement pouvoir s’en forger une.

Ce qui me gêne dans cette théorie, c’est le haut pourcentage. 90%, ça me paraît beaucoup. Et que ce pourcentage ait été donné de façon approximative ou pas, je pense qu’il cherchait tout de même à insister sur le fait que l’être humain n’a quasiment pas de mainmise sur son propre esprit. Cela semble grossier au début, mais en y réfléchissant bien cette théorie est probablement à 100% vraie, mais ce uniquement lors d’une période bien précise de notre vie. Celle de l’enfance. Je mettrais tout de même une limite à ceci en disant qu’à partir de 6 ou 7 ans, cette théorie n’est plus valide. Car, selon moi les pulsions que l’on a lorsque l’on est nourrisson, bébé et jeune enfant ne peuvent qu’être dues qu’à ce que Freud appelle l’« inconscient », car notre cerveau et notre mémoire n’a pas encore été gorgé d’informations. Mais au-delà de cet âge, on est régi (du moins, on a conscience de l’être) par des forces qui nous sont supérieures ou égales physiquement et psychologiquement, et ces forces sont : nos parents, les adultes, les enseignants, les autres enfants, bref, notre entourage. De plus, je suis certaine qu’avec l’apprentissage de la parole arrive une tout autre conscience et un tout autre inconscient. Alors, oui on commence en général à parler vers l’âge d’un an et demi, mais il y a très peu de chance pour que votre vie change de façon radicale de vos zéro mois à deux ans. Donc, cela signifie pour moi, une faible métamorphose de l’esprit et de l’inconscient. Dans cette tranche d’âge, on est plutôt dans la découverte (du monde et de soi) et dans l’interrogation. L’enfant en bas âge fait entièrement confiance à ses parents sur ce qui concerne le bien et le mal. Il n’a même pas encore pleinement conscience que ces notions existent.

Donc concrètement, cette théorie freudienne à une limite de temps non-négligeable et qui s’avérer, selon moi, avoir des répercussions significatives dans le développement futur de l’enfant. On pourrait effectivement se dire que parce que les traumas, blessures, désirs et frustrations liés à notre enfance ont des conséquences et échos parfois virulents sur notre vie d’adulte, que cela créerait automatiquement une sorte de blocage émotionnel ou psychologique, qui engendrerait pour le reste de notre vie et de notre développement, une sorte de nœud qui nous empêcherait de s’extirper de cette zone des 90%. Toutefois, on ne peut pas s’inventer une nouvelle réalité. Je m’explique. Je ne peux que vivre et avoir vécu ce que je vis et ai vécu dans le passé. De notre naissance à nos trois ans, nous n’avons que les informations qui nous ont été transmises de notre naissance à nos trois ans. Puis, quant à l’âge de neuf ans, notre esprit, nos connaissances et nos refoulements ne sont en lien qu’avec ce que nous avons vécu de notre naissance à nos neuf ans, et ainsi de suite. Plus on grandit, plus des choses viennent s’ajouter à notre savoir déjà acquis. Et ce, que l’on se souvienne de tout ou non. Si une chose n’est pas importante, comme ce que vous avez mangé le trois novembre 2003 ou les informations du documentaire trop cool sur les requins-tigres que vous avez regardé à la télé le 19 février 2014, elle se cachera d’elle-même dans un coin de votre esprit. Et probablement que ça ne refera plus jamais surface. Mais le fait est que ça vie en vous. Et si ce que vous pensez avoir oublié s’avère utile ou important à un moment de votre existence, ça refera probablement surface ou, une sorte de présentement va inconsciemment vous faire emprunter un chemin intérieur, qui vous poussera à vous questionner sur cette chose. Vous me suivez ? En gros, tout ça pour dire que l’inconscient existe bel et bien, que l’on est 3 mois, 37 ans ou 88 ans. Mais la différence se trouve, dans les étapes de l’inconscient à différents âges.

Pour être sûr que vous me comprenez, voici la définition de l’inconscient en philosophie et en psychanalyse : « État de celui qui agit sans comprendre la portée symbolique, la nature ou les conséquences de son action » & « Ensemble de phénomènes psychiques inaccessibles à la conscience, mais qui influent largement sur elle ». J’ai saisi ce que Freud dit dans sa théorie sur l’inconscient. Et à vrai dire, je suis assez d’accord avec lui. La différence que je fais, moi, c’est que ce que Freud nomme comme étant l ‘« inconscient », je pense, ne s’apparente qu’à une période assez courte et significative de notre vie. Une fois celle-ci terminée, c’est une autre sorte d’inconscient qui fait son émersion. Et je pense que le second inconscient, se rapproche beaucoup plus des théories de Sartre sur le sujet. Pour rappel, pour lui l’«inconscient » est en fait une conscience qui choisit de ne pas s’affirmer comme conscience.

Je tiens vraiment à préciser une fois de plus que pour écrire cet article, je ne me suis basé que sur ce que j’ai lu dans l’ouvrage Leçons de la philosophie. Je n’ai pas effectué d’autres recherches. Je possède quelques connaissances sur les courants philosophiques majeurs, mais rien de plus que ce qu’un individu ayant étudié la philo au lycée connaît. Je pourrais faire élargir mes recherches pour les articles à venir, mais j’aimais bien l’idée d’uniquement extraire mon avis d’un seul ouvrage. Comme il s’agit là d’un livre assez générique, pour une première immersion dans la philosophie, je trouve ça moins « violent ». De ce fait, je vous demande de bien vouloir être indulgent avec moi. Si vous avez des incompréhensions, n’hésitez pas à me demander plus de précision en commentaires.

Revenons à nos moutons. Toujours selon Freud, l’inconscient est principalement synonyme de honte et d’obscurité. Pour la seconde fois, je suis d’accord avec ses dires. Mais je rajouterais que la honte, est principalement due à la peur du jugement social. En tout cas la honte liée à l’inconscient (je ne parle pas d’autre chose). Cette honte nous est inculquée de façon sournoise et intempestive, régulièrement au cours de notre vie, que ce soit dans le cercle familial ou au travail. Du coup, ce refoulement, crée des névroses, qui a leurs tours créent des inconscients qui deviennent parfois lugubres malgré eux. Avec l’impartialité qui est la mienne, ne pense pas que la majorité de nos propres refoulements soient aussi sombres et honteux que Freud veuille bien le faire attendre. Je ne sais pas si des tests ou expériences sociales ont déjà été effectués dessus, mais je me risque à dire qu’il est fort probable que l’inconscient de chacun est un inconscient partagé. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a de fortes chances pour que plusieurs groupes d’individus sur terre refoulent majoritairement les mêmes sentiments, émotions, désirs et peurs. Qu’ils soient liés socialement ou pas. Sur ce point, ma théorie donne la main à celle de Karl Marx, lorsque celui-ci parle d’inconscient social, de lutte des classes et de conscience bourgeoise. En additions à tout cela, je me permets de vous exposer mes théories. Théories que, de mémoire (est-ce que j’ai la flemme d’aller vérifier ? peut-être) je n’ai pas lu durant ma lecture. Elles sont les suivantes :


1

Les individus d’un même groupe social ont une forte prédisposition à partager les mêmes refoulements, ou en tout cas, à posséder une même majorité de désirs, émotions, sentiments et peurs inconscients.


2

Les individus d’un même groupe social ont une forte prédisposition à refouler ce que la classe sociale supérieure ou inférieure à elle insinue de façon subliminale ou répétitive, comme étant une nécessité ou un manque.


3

Les individus d’un même groupe social ne partagent pas les refoulements propres à leur classe sociale, mais ceux de celle qui leur est opposée.

Dans le premier cas

Les refoulements n’ont pas forcément, voire pas du tout de rapport avec la classe sociale supérieur ou inférieur à l’individu. Justement, ils [les refoulements] seraient plutôt liés aux conditions de vie de la classe sociale dont il est question. Ces conditions partagées par la majorité d’une classe sociale, créent chez un individu tel ou tel schéma de l’inconscient. Mon exemple est le suivant : il peut arriver, c’est même très probable que, pour x ou y raison(s) un sujet se mette à éprouver une aversion totale pour sa classe sociale et ses conditions de vie. Le fait est, qu’il est malheureusement pour lui, majoritairement entouré de personnes vivant dans les conditions que lui. De ce fait, par le biais de ses fréquentations, son école, son emploi, sa famille proche, il est plusieurs fois dans une journée, confronté à ce qu’il lui déplaît. Hormis si l’individu décide de lui-même de s’extirper de ce cercle social en mettant en place des stratagèmes, il a de fortes chances qu’il termine ses jours dans le même environnement où il l’a commencé, voir parfois pire. Par conséquent, ce schéma-là (qui en est un parmi des milliers d’autres), peut engendrer des pensées inconscientes et des actions proportionnelles au mal-être et à sa longévité. Comme par exemple : le fait de vouloir rompre tout contact avec ses proches, car ils font écho à l’individu de son insatisfaction économique ou social. Cela peut se manifester à travers des rêves ou des lapsus en lien avec la solitude et/ou l’isolement, l’exil, le dégoût, etc.

Dans le second cas

La compréhension reste assez simple. Par exemple, les personnes de la classe dominée, auront tendance à refouler un fort désir de vouloir gagner beaucoup d’argent, tout ça dû à la bienséance sociale. Les riches ont tendance à être mal vus et jugé sur leurs revenus. Le fait qu’ils possèdent une fortune assez conséquente, alors que d’autres meurent de faim et que les inégalités économiques sont nombreuses, fait qu’inconsciemment les autres, ceux qui ne sont pas riches, trouvent ça dégradant et honteux. Si je pousse un peu plus loin ma théorie, des refoulements moins « glorieux » peuvent tout aussi émerger. Un inconscient malsain, peut se manifester par l’envie de détenir beaucoup de pouvoir (dû principalement à l’argent) afin de pouvoir assouvir des fantasmes malveillants liés à la possession de ce pouvoir, comme par exemple pratiquer le trafique d’êtres humains ou supprimer des droits à certaines ethnies ou communautés et j’en passe. Je pousse à l’extrême pour que vous saisissiez au mieux mon idée.

Il est un peu difficile de s’imaginer qu’une classe sociale dominante puisse envier quoi que ce soit à la classe sociale qui lui est inférieure hiérarchiquement, mais pourtant cela ce peu. En général, lorsque des célébrités, des stars, des hommes et femmes d’affaires connus du grand public s’expriment ouvertement sur leurs regrets, celui d’être à nouveau, ne serait-ce que pour un temps, un ou une inconnu(e), est très souvent évoqué. Il y a également, le fait de ne pas avoir assez de temps pour voir et être en compagnie sa famille et ses amis. De tous ces regrets, peut aisément découler une idéologie malvenue et bancale sur les « privilèges » qu’engendrer la pauvreté ou une certaine précarité. Je vous donne pour exemple, le fait de ne pas pouvoir manger à sa faim et d’avoir en l’occurrence la morphologie qui va avec cette carence. Comme par exemple l’anorexie (anorexie non liée à un trouble mental). Ce cas reste dans le cadre de l’esthétisme, mais si je décide d’aller encore plus loin, je citerais les refoulements liés au manque d’attention. Se mettre de façon inconsciente dans un état mental et/ou physique dans le but d’attiser la pitié ou quelconque autre sentiment et émotions en lien avec la compassion. Au lieu de par ses privilèges de personnes riches, susciter l’envie et attirer les hypocrites.

Dans le troisième cas

Il est question d’appropriation voire de dédoublement de la personnalité. Une névrose va créer un refoulement qu’aurait normalement eu un individu de la classe sociale opposée. Vous me suivez ? Par exemple, un individu pauvre avec une mentalité, voire même une attitude (dans certaines limites) de personne possédant de l’argent, aura un inconscient semblable à un individu qui possède réellement de l’argent, ou inversement. Imaginons que vous soyez une personne extrêmement riche, mais que dans votre manière de penser, vous vous sentez et trouvez socialement et humainement, pour x et y raisons, inférieur aux autres (riches comme pauvres) alors que vous êtes quelqu’un de bien. Vous avez l’argent, donc le pouvoir de faire une différence significative à la fois dans votre vie mais également pour les autres, mais au lieu de ça, vous vous voyez tel que vous pensez être et non telle que le monde vous voit, c’est-à-dire puissant et important. Je ne cherche pas à dire que tous les pauvres n’ont pas confiance en eux et que la vie des riches est plus précieuse. Seulement que dans ce cas particulier, une classe sociale a tendance à se voir tel que la classe sociale dominante la voit et la catégorise. Alors que la classe dominante se voit telle qu’elle est et plus encore.

Dans ce cas, est-ce que l’inconscient existe vraiment si nous sommes tous plus ou moins conscients de ce que l’autre a peur d’exprimer ? Est-ce que l’inconscient doit être quelque chose que l’on conjugue ou pluriel ou uniquement au singulier ? Je ne crois pas que vous sachiez exactement ce que votre cousine ou votre oncle cache dans son esprit, mais je pense que sans pour autant connaître cette personne parfaitement, il est possible selon son statut hiérarchique et la connaissance de quelques éléments de sa vie, que vous vous doutiez de ce qu’elle peut refouler. Bien sûr, ça c’est uniquement dans le sens large de l’« inconscient ». Car l’inconscient, ce n’est que des raisonnements, répressions et questionnements primaires, du style « oui », « non », « pourquoi ? ». C’est beaucoup plus complexe.

Comme je le disais plus haut, à partir d’un certain âge, notre inconscient évolue. On passe de, ne pas pouvoir résister au fait de se grignoter les petons à cinq mois, à « Pourquoi est-ce que j’ai encore rêvé que je couchais avec la copine de mon meilleur pote ? ». Il y a tout de même une différence. Et cette différence est explicable, en partie, grâce à l’inconscient biologique. Si vous avez lu mon résumé sur le sujet, vous savez de quoi il s’agit. Et tout comme pour mon avis concernant l’« inconscient » de Freud, je pense que cet inconscient biologique se manifeste spécifiquement durant la même tranche d’âge que celle indiquée plus haut. Sauf que cet inconscient est, je pense, bien plus présent sur la durée que l’inconscient dit freudien.

Tous les êtres humains ont besoin de réflexes biologiques. D’un inconscient qui les pousse à respirer une fois sortie du ventre de leur mère. Et bien que je ne sache pas si les deux sont liés, je pense que ce dont je suis en train de vous parler, vous crée une image dans la tête, et vous voyez probablement de quoi il s’agit. Au fur et à mesure qu’un individu avance dans la construction de sa vie, l’inconscient biologique s’atténue, mais ne disparaît jamais. Jamais car jusqu’à notre mort, on sera toujours porteur des mêmes données génétiques, du même inconscient biologique (qui ne se manifeste pas que pour respirer, of course!) et des mêmes gènes. Alors qu’au contraire, notre appareil psychique, notre conscience morale et nos perceptions sont amenées à évoluer et peuvent parfois même nous jouer des tours. Et bien que l’action de penser nous confirme que l’on est, penser n’est pas une preuve irréfutable qu’on est dans le vrai.

Autre interrogation : « Est-ce que notre inconscient est proportionnel à nos défaites, nos réussites, nos hontes et notre environnement ? ». Je m’explique. Est-ce que l’enfant pauvre aura des désirs inconscients refoulés, aussi volumineux et significatifs que le milliardaire qui a presque tout vécu ? Et si en fait, l’inconscient n’avait absolument rien à voir avec la vie que l’on vit actuellement ? Le fait que nous nous empêchions de satisfaire la plupart de nos pulsions, est-ce dû uniquement au fait que nous avons intériorisé les Lois et les droits de l’Homme ou, est-ce que ça a à voir avec le fait que nous sachions instinctivement quand nos pulsions peuvent s’avérer nuisibles à nous-même et aux autres ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’une pulsion nuisible ? Est-ce que voler trois pommes et un sandwich à un marchand fait réellement de moi quelqu’un de mauvais ? Stop ! À cet instant, je suis sûr que vous vous dites : « Eh bien, si tu n’as pas de quoi te nourrir, ce n’est pas si grave », me trompe-je ? Est-ce votre inconscient qui vous dit que les moins bien lotis ont plus le droit de voler que les autres ? Ou bien, est-ce l’opinion publique ? Où s’arrête la limite de la saine pulsion et ou commence celle de la malsaine ? Je vous laisse répondre à cette question.

Toujours selon Freud, notre inconscient ne nous représente pas. Le contenu manifeste d’un rêve ne veut pas nécessairement dire de toi ce qui y est suggéré ou montré. Très bien, alors si notre inconscient ce n’est pas nous. Pourquoi alors se cache-t-il en nous ? Non, mieux ! Pourquoi fait-on de cette chose qui n’est pas nous, une interprétation personnelle ? Si cette dernière n’est pas claire, pourquoi justement ne nous apparaît-elle pas de façon lisible et sans superflu, si justement son but n’est pas de nous représenter ? En gros, pourquoi l’inconscient se prend la tête ?

Peut-être parce que notre esprit est un réceptacle et que tout ce qui en émerge n’a pas d’autres choix que de ressortir sous le prisme de notre habitus et cogito ? D’accord, mais par exemple, est-ce que rapporter ce qu’un tiers a dit, c’est s’approprier sa parole ? Je dis ça, car imaginons que vous regardiez les informations avant d’aller vous coucher. Au journal télévisé, vous avez entendu un fait divers tragique et cela vous a bouleversé. Est-ce que, si vous faites un rêve (cauchemar) plus ou moins éloigné de ce que vous avez entendu précédemment à la télé, cela veut dire que cette information, c’est vous ? Moi, je dirais que non. Cela mérite d’être creusé, je vous l’accorde, mais à première vue, selon moi si vous n’aviez pas entendu parler de cet événement, il est fort probable, au moins à 90% (héhé), que vous n’auriez pas rêvé de ça. Et il est même fort probable, que votre inconscient n’est jamais pensé à ça auparavant.

Pour moi, un inconscient propre à un individu concerne ce qu’il aime, affectionne, craint, redoute et admire. Alors, oui bien évidemment que de vous faire séquestrer durant 33 ans dans le sous-sol d’un bâtiment désaffecté, ce n’est pas ce qui vous plairait le plus, j’en conçois. Mais hormis si malheureusement quelqu’un de votre entourage ou si pour x ou y raisons cette idée vous hante de façon persistante, ce n’est pas une crainte qui vous est intimement personnelle. Je veux dire par là que certes cela arrive, mais il y a peu de chance pour que quelqu’un de votre entourage proche ou éloigné ait vécu un schéma similaire. Oui, mais du coup devenir chanteur ce n’est pas personnel alors ? Hum… Tout de même beaucoup plus. Car la musique fait partie inhérente de notre vie, que l’on ait internet ou non d’ailleurs. C’est donc une perception de la vie qui s’inscrit très tôt en nous, à travers les comptines, les berceuses et musiques de dessins animés. Tandis que les mauvaises choses en général et pour des raisons évidentes, les parents, les adultes et les enseignants en majorité, tentent de nous en éloigner le plus longtemps possible. Vous me suivez ?

Les deux autres extériorisations de l’inconscient selon Freud sont : les lapsus et les actes manqués. Me concernant, je ne pense pas qu’un lapsus et qu’un acte manqué soient constamment synonyme de refoulement. Je me prends pour exemple. Plusieurs fois, j’ai dit un mot au lieu d’un autre car je l’avais entendu dans une conversation antérieure ou dans une musique que je venais tout juste de finir d’écouter. Cependant, le choix d’un mot à la place d’un autre peut effectivement s’avérer révélateur. Peut-être est-ce dû à la consonance du mot, plutôt qu’à sa définition.

Quant aux actes manqués, je pense qu’il est fort probable qu’une forte excitation ou qu’un fort empressement puisse nous faire manquer une opportunité. Uniquement par maladresse et mauvaise organisation. Comme oublié de mettre son réveil, ne pas choisir la veille les vêtements qu’on va porter, etc. Pas obligatoirement parce qu’au fond, on ne la désirait pas, mais plutôt parce que si on l’avait obtenu, notre quotidien aurait été bouleversé d’une manière dont nous n’aurions pas été prêts à encaisser. Dans ce cas, ce serait plus notre « instinct » qui prendrait le relais. Parfois, on désire quelque chose qui n’est pas compatible avec nous-mêmes et dans ce cas, il ne sert à rien de forcer.

En conclusion, être conscient de ses trois instances psychiques comme les nomme Freud, le moi, le ça et le surmoi, reviendrait à se savoir presque entièrement, et ce même de façon inconsciente. Pour moi l’inconscient, c’est tout ce que l’on croit savoir, tout ce que l’on sait et tout ce que l’on ignore. L’inconscient ne pourrait pas exister sans une certaine certitude (certitude ne veut pas dire véracité). Et bien qu’en grande partie, j’approuve les dires de Freud, Sartre et Marx en ce qui concerne l’inconscient, je ne peux nier l’évidence que la neurologie, la neurobiologie et la biologie ont fait des progrès considérables, et qu’il est important de prendre en compte les sciences nouvelles afin de pouvoir donner un avis global sur des thématiques de la philosophie. Et ce, que l’on soit en accord ou pas avec ce que les sciences disent. Quoi qu’il en soit, essayer de découvrir son inconscient est un risque pour soi-même et pour les autres. Pas besoin d’y cacher des choses horribles. Le fait est que, ce qui est enfoui en nous, si un à un moment ou à un autre cela se voit être révélé au grand jour, ça peut incontestablement altérer notre vie, en bien comme en mal. Du coup, il y a t-il réellement un grand intérêt à autant s’interroger sur notre inconscient ? Est-ce que vouloir à tout prix lui trouver une signification ne le prive pas au contraire de tout son sens ? Alors que justement, si ça se trouve, son sens premier est de justement ne pas en avoir (un précis) ? À noter que la pensée de l’homme constamment altérée par lui-même et par les autres. Partant de là, arriverons-nous un jour à lever le voile sur l’inconscient et surtout à le comprendre et l’accepter pour ce qu’il est réellement ?

VOCABULAIRE Relatif à L’ARTICLE et au sujet :

Allusive : Qui contient une allusion ou des sous-entendus, qui procède par allusionNévrose : Il existe différents types de névroses. Une névrose correspond à une tension psychologique entre le désir d’un sujet conscient et son impossibilité à le satisfaire. ex : névrose phobique, névrose obsessionnelle
Cogito : Argument philosophique développé par Descartes dans le Discours de la Méthode : « je pense » (donc je suis)Phénoménologie : Analyse, description et observation faisant abstraction de tout jugement de valeur sur l’apparition de l’ensemble de phénomènes
Dogme : Croyance et certitude religieuse ou philosophique fondamentale et incontestablePathogène : Qui engendre des troubles mentaux
Mansarde : Pièce aménagée dans un comble, en principe sous toit brisé, avec mur incliné et plafond bas.Fausse conscience : Illusion d’être le maître de ses pensée
Actes manqué : Acte qui trahit un conflit inconscientInstance : Sollicitation, pesante et vive
Sophisme : Raisonnement, argumentation de facade. Qui en apparence sonne juste mais s’avère être fallacieuxThérapeutique : Manière choisie de traiter une maladie ; Relatif au traitement
Irrésorbable : Qui ne peut se résorberPsychanalyse : Méthode d’analyse de la personnalité, des processus psychique conscients et inconscients d’un sujet, mise en place par Freud
Marxisme : Un courant de pensées philosophique, politique, sociologique et économique se calquant sur les idées de Karl MarxSubstantiellement : D’une manière propre à la substance, de façon claire et nette
Idéologie : Sciences des concepts et des idées en philosophie ; Ensemble plus ou moins cohérent des représentations dans lesquelles les hommes vivent à une époque précise leurs rapports à leurs conditions d’existence (culture, mode de vie, croyance)Assujetissement : Action d’assujettir, de conquérir
Cognitive : Qui est permet et est lié à la connaissanceAssujettir : Soumettre (quelqu’un) à sa domination
Economie capitaliste : Economie relative au capitalismeMétaphysique : La connaissance logique des principes premiers tels que : l’univers, Dieu, la matière et de l’esprit indépendamment de l’expérience que l’être humain sensible en fait.
Alienation économique : Aliénation dû au travail ; Réalité ou vérité relevant (par exemple) d’une infériorité sociale et hiérarchique, intériorisé par un individuInconscient social : (ou Inconscient collectif) Concept de l’influence d’un imaginaire commun ou partagé sur une collectivité
Infalsifiabilité : Qui ne peut être falsifiéCondensation : Action de résumer, rendre plus dense
(les mots en rouge sont également trouvables dans la page vocabulaire)
Contemporain : Qui appartient à la même époque, au temps actuelMicrophysique : Domaine de la physique qui étudie les particules élémentaires (physique moléculaire, atomique, nucléaire et physique des particules).
Perception : Acte de percevoir et ressentir par le biais des sens et de l’esprit une représentation personnelle, un sentiment plus ou moins juste de quelque choseGénéalogie : Liste des membres d’une famille, qui donne une succession établissant les ancêtres (de qqun), une filiation
Subversion : Action visant à bouleverser une institution, une loi établieHabitus : Désigne une manière d’être, l’ensemble des habitudes ou comportements d’un individu qui font de lui ce qu’il est
Théoricien : Personne qui connaît et élabore la théorie, les principes d’une science, d’une technique ou d’un art précisIdéologie : Une doctrine, une représentation, une interprétation du monde qui pour un individu, une société, ou un groupe représente un idéal
Intrinsèquement : De façon intrinsèquePréconscient : Etat antérieur et absent au champ actuel de la conscience
Antagoniste : Rival, opposé ; qui empêche à un autre d’agir correctementLacunaire : Quelqu’un au quelque chose qui rencontre des lacunes, des manques, des difficultés
Démystification : Action de dévoiler une mystification au yeux de tous, enlever à quelqu’un ou quelque chose son caractère légendaireObjectivé : Qualité de ce qui existe en soi, indépendamment du sujet pensant, conforme à la réalité
Doctrinal : Relatif à une doctrineThéorie : Construction intellectuelle, ensemble de concepts, de lois, d’idées, de spéculations appliqué à un domaine en particulier, visant à expliquer, comprendre ou prédire des phénomènes, mais qui n’est pas nécessairement vérifiable par des faits.
Subjectivité : Le fait des partial. Qualité de ce qui est relatif et appartient à un sujet.Postmétaphysique : Relatif à un surpassement de la métaphysique
Généalogique : Relatif à la généalogieBiotechnologie : Domaine qui englobe l’ensemble des technologies et techniques qui mettent en œuvre des organismes vivants pour l’industrie
Dissolution : Action de dissoudre, séparer les parties qui compose un élément ; mettre finPatrimoine héréditaire : Ensemble des gènes reçu grace à un héritage ; le génome d’un organisme que possède un individu
Coextensif : Concept qui possède la même extension qu’une autreVertu : Vaillance, Conduite vertueuse, force d’âme avec laquelle l’être humain tend au bien
(les mots en rouge sont également trouvables dans la page vocabulaire)
Gène : Élément du chromosome, porteur de l’ADN dont il est le vecteur de la transmission du caractère héréditaire.Transcender : Se situe au-delà de
Intrinsèque : Qui appartient à un objet de pensée en lui-même et non dans ses relations à un autreConscience morale : Capacité propre à l’humain, de pouvoir naturellement faire la différence entre le bien et le mal, et à porter un jugement morale
Matériel génétique : Le génome d’un organisme, qui définit les caractéristiques d’un individuNeurobiologie : L’étude du fonctionnement des cellules du système nerveux en biologie
Maniaco-dépressif : Trouble psychiatrique caractérisé par des dérèglements de l’humeur, des manies propre à une maladie ; psychose périodiqueIntrinsèque : Qui appartient à un objet de pensée en lui-même et non dans ses relations à un autre
Despotisme : Une autorité abusive, dictatoriale et absoluGnose : Une connaissance innée, révélatrice, non acquise par l’aprentissage ou l’expérience
Schizophrénie : Maladie psychiatrique causant des hallucinations et une perte de contact avec la réalitéDonnée génétique : Information relative aux caractéristiques génétiques
Irréductible : Qui ne peut être réduit, remplacé par une forme plus simpleAppareil psychique : Mécanique de l’esprit qui insinue un travail, une topique précise de l’inconsient
Inconscient biologique : Concept de l’influence de la biologie sur l’inconscient d’un sujetLapsus : Emploi inconscient d’un mot à la place d’un autre, erreur de language
Libido : Appétit Sexuel, énergie vitale qui nourrit nos pulsions et nos désirs en rapport avec la sexualité ou pasMystificatrice : Personne qui mystifie, aime tromper les gens
Idéaux : Qui n’existe que dans l’imaginaire, conception ou model conçu par l’esprit à qui l’on prête toute les qualitésExistentielle : Terme relatif à l’exitence
Hérédité : Transmission des gènes des parents à leurs descendants ; transmission de droit à une successionInhérent : Qui est attaché et qu’il est impossible de séparer à quelque chose ou quelqu’un
Leibnizien : Relatif à Gottfried Wilhem Leibniz
(les mots en rouge sont également trouvables dans la page vocabulaire)

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